CES de Las Vegas: beaucoup de Français présents, osons nous réjouir !

CES de Las Vegas: beaucoup de Français présents, osons nous réjouir !

LE CERCLE/HUMEUR – La nuit dernière s’est ouvert le Consumer Electronic Show (CES) 2017 à Las Vegas. Le grand rassemblement de la high-tech, et il y avait de nombreux représentants de la French Tech.

Du 5 au 8 janvier 2017, le CES de Las Vegas (Etats-Unis) ouvre l’année numérique. Plus grande manifestation au monde sur le numérique avec près de 180.000 visiteurs accueillis en 2016 et 4.000 exposants, le CES est la vitrine mondiale de la technologie avec plus de 7.500 médias présents.

Avec 158 nationalités représentées et 140 délégations officielles de différents pays, il s’agit bien d’un événement planétaire.

Dans ce grand rassemblement, la France n’a pas à rougir : en 2016, elle était la deuxième nation étrangère représentée après la Chine en termes de délégation et cela loin devant d’autres nations innovantes comme le Japon, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou encore la Suède.

Le CES est donc aussi (un peu) français.

 

Dynamisme

Mieux, pour l’édition 2017, le pavillon France sera la deuxième délégation au monde dans l’espace dédié aux startups l’Eureka Park .

Et, en plus des startups qui profitent bien légitimement de cette exposition, la famille française de l’export du numérique est au grand complet : les PME/ETI et les grands groupes du CAC40 seront eux aussi présents.

C’est incontestablement la marque du dynamisme de la filière française. Nous devons nous en réjouir !

 

Plus qu’un logo

Certains semblent toutefois regretter que ce succès d’année en année soit récupéré politiquement (l’année dernière, Emmanuel Macron y avait fait grand bruit et cette année, deux ministres français viendront au CES ainsi que François Fillon ). D’autres voudraient rabaisser le succès de la French Tech à un simple logo sympathique sans grande réalité économique.

C’est évidemment une erreur. Tout d’abord, parce qu’il serait incongru de se plaindre de la mobilisation de nos politiques pour le numérique.

Qui peut se plaindre des soutiens de nos plus hautes instances et d’un parfait alignement d’intérêts entre les acteurs publics et privés ?

 

Des améliorations

Ensuite, avec les 10 nouvelles labellisations qui viennent s’ajouter aux 12 métropoles internationales déjà labellisées, le réseau French Tech est bel et bien un puissant accélérateur et fédérateur de nos pépites numériques à travers le monde.

Il fait d’ores et déjà figure d’exemple et d’autres pays sont en train de s’en inspirer.

Bien sûr, des améliorations pour la filière numérique française pourraient être apportées.

À commencer par un crédit d’impôt export qui permettrait, sur le modèle du crédit d’impôt recherche, d’améliorer les marges pour recruter et investir pour les entreprises qui se frottent à l’international.

 

Briller

Sans naïveté, nous devons toutefois faire prévaloir le positif.

Non pour masquer les problèmes ou nous laisser éblouir par notre propre succès, mais parce que la réussite du numérique français peut entraîner beaucoup d’autres réussites sectorielles en France. Elle en a la puissance et le rayonnement. Osons être positifs !

Alexandre Zapolsky, PDG de Linagora.
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-164485-osons-etre-positifs-2054233.php

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